Dans un contexte de prévention de la lutte contre la maladie du siècle, les autorités judiciaires gabonaises ont emboîté le pas. Désormais, transmettre volontairement le VIH/sida est lourdement punie par la loi. Les peines risquées peuvent être doublées si l’infraction est commise par un professionnel de la santé ou dans des conditions spécifiques aggravantes.
[E]n effet, d’aucun ignore cette nouvelle disposition. La condamnation de la transmission volontaire du VIH a été formellement introduite et durcie dans le Code pénal gabonais par la loi n°042/2018 du 5 juillet 2019, promulguée et publiée au Journal officiel en juillet 2020. Le nouveau Code pénal encadre cette situation à travers son article 249, « quiconque se sachant atteint par le VIH ou atteint de toute autre affection transmissible de nature à mettre gravement en danger la vie ou la santé d’autrui, contamine sciemment autrui, est puni de 15 ans de réclusion criminelle et d’une amende de 20.000.000 de francs au plus ».
Toutefois, la connaissance de son état de santé et le caractère conscient de la contamination constituent des éléments déterminants dans la caractérisation de cette infraction. Par conséquent, connaître son statut sérologique, mais également inviter son partenaire à faire son test de dépistage demeure très important cela permet au moins d’éviter de commettre cette grave erreur et participe à lutte contre ce que l’on appelle communément les 4 lettres. De même, le recours au préservatif y compris l’utilisation des moyens de prévention recommandable par les professionnels de santé contribuent à réduire le risque de transmission.


